La CSC wallonne, trentenaire bien vert
La fête du 30e anniversaire de la CSC wallonne a réuni 800 militants à Namur.
Entre souvenirs et projets.

Le samedi 16 mai dernier, le Comité régional wallon (CRW) de la CSC a fêté ses 30 ans à Namur. Près de 800 militants se sont rassemblés au Théâtre pour la séance académique, avant de rejoindre un chapiteau installé sur la place d’Armes pour la partie festive.
Invité à ouvrir la cérémonie, Raymond Coumont, président sortant du CRW, a jeté un coup d’œil dans le rétroviseur, comparant la création du CRW en 1979 à «l’accouchement d’un bébé attendu par les uns, redouté par les autres». Avant de souligner: «Aujourd’hui, la CSC est majoritaire en Wallonie. Cela s’est construit pas à pas, par un travail au jour le jour, et nous ne l’avons pas volé».
Cet événement était l’occasion de présenter les priorités de la CSC pour les élections régionales du 7 juin prochain. Marc Becker, secrétaire national, a donc rappelé les axes du mémorandum francophone («L’Info» 20-21 du 15 mai 2009).
«Orienter les changements»
Mais la fête était aussi l’opportunité d’évoquer le projet «CSC 2020», une démarche participative à travers laquelle la CSC construit sa vision et ses objectifs pour la société et le syndicalisme à l’horizon 2020, autour de trois thèmes: la cohésion sociale, le développement durable et la mondialisation. Marie-Hélène Ska, secrétaire nationale: «Comme première organisation syndicale du pays, il nous revient de proposer une nouvelle conception du progrès. Nous ne souhaitons pas courir après les changements, mais être en capacité de les orienter».
De quels outils la CSC a-t-elle besoin pour relever ses défis? Jean-Marie Constant, nouveau président du CRW: «Je vais peut-être vous étonner, mais nous n’avons pas besoin de beaucoup d’outils pour relever nos défis. Nous avons surtout besoin d’objectifs, d’hommes et de femmes qui s’engagent dans des combats, et qui veulent se former. Les bons bricoleurs savent que ce ne sont pas tellement les outils qui sont importants, c’est la qualité du bricoleur. Et on fait des miracles avec peu de choses.»
Le mot de la fin est revenu à Claude Rolin, secrétaire général de la CSC: «Je sens cette CSC wallonne capable d’évoluer en permanence, mais qui reste elle-même, centrée sur ses valeurs, et augmentant sa capacité d’action.»






